Grâce aux progrès de la médecine et notamment dans la trithérapie, le risque de transmission du virus d’immunodéficience humaine (VIH) d’une future maman à son bébé est passé sous la barre des 1 %. Il s’agit d’un véritable soulagement pour les femmes séropositives qui souhaitent materner. Berceau magique vous en dit plus sur le sujet.Les dangers d'une séropositivité sur le foetus

La séropositivité durant la grossesse

En France, on recense chaque année environ 2000 cas de femmes enceintes séropositives. Généralement, leur plus grande peur est que leur progéniture contracte le virus d’immunodéficience humaine (VIH). Toutefois, cette transmission n’est pas automatique et de nombreux nouveau-nés s’avèrent séronégatifs. Pour cela, il faut que la maman ait suivi, voire poursuivi un traitement adéquat à sa nouvelle condition durant ses 9 mois de grossesse (le risque de toxicité existant). Sans traitement, un bébé sur quatre contractera le VIH.

Ce suivi médical spécifique doit débuter préférablement avant la fin du premier trimestre de la grossesse. Cela est important afin d’affaiblir tant que possible la charge virale. Le jour J, durant l’accouchement, l’équipe qui entoure la future maman s’assurera qu’elle reçoit les soins nécessaires ( appelés antirétroviraux) par intraveineuse.

D’autre part, trois tests sanguins ayant lieu quelques semaines avant et après l’arrivée du nourrisson pourront confirmer ou infirmer sa séronégativité.

Les risques d’une séropositivité pour l’enfant

Le nourrisson n’étant réellement qu’au contact du sang de sa mère que lors de l’accouchement, il n’est pas dramatiquement exposé au virus. Si auparavant, les naissances par césarienne étaient largement encouragées, ce n’est plus le cas actuellement. Cette décision est prise selon la quantité de sang constatée au cours de l’arrivée du bébé. En effet dès sa venue au monde, le bambin est pris en charge. Cela signifie concrètement qu’il est suivi et médicalement traité durant au mois le premier mois de sa vie. Cette pratique est fréquente depuis 1994 et a fait ses preuves.

Afin de s’assurer de sa séronégativité, on recommande aux mamans d’éviter de donner le sein à leur tout-petit. L’allaitement maternel est reconnu comme un moyen de transmission du VIH. Ainsi, on privilégie l’utilisation de lait en poudre afin de réduire à néant tout risque.

Crédit photo : Pixabay

Date de publication : 14 octobre 2016