De nos jours, l’allaitement maternel n’est plus une tradition familiale, et encore moins une obligation. Cependant, vous êtes enceinte et songez à allaiter votre bébé, car vous avez entendu parler de ses bienfaits. Berceau Magique lève donc pour vous le voile sur ces on-dit et vous livre quelques conseils pratiques.

Quelques informations sur l’allaitement

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L’allaitement est un choix personnel qui ne doit absolument pas être imposé. Il est tout de même recommandé de tenter l’expérience à la maternité. En effet, étant entourée de professionnels, ils sauront vous guider quant à cette démarche. Si plus tard, vous trouvez l’allaitement trop difficile, libre à vous de l’interrompre ; ce ne fera absolument pas de vous une mauvaise mère !

Sachez aussi qu’importe la forme ou la taille de vos seins, vous êtes en mesure de produire assez de lait maternel pour votre bambin.

Les différentes phases du lait maternel

  • Le colostrum est produit entre le premier et le cinquième jour après naissance.
  • Le montée de lait est un lait de transition produit entre le troisième et le quinzième jour suivant la naissance. Il est plus fluide, riche en lipides et en glucides.
  • Le lait mature arrive deux semaines après la naissance. Sa composition varie au cours de la tétée afin de rassasier le bébé. En pratique, votre sein va se remplir avant chaque tétée et se vider après.

Le matériel pour allaiter

En cas d’absence, une mère peut avoir recours à un tire-lait (manuel ou électrique) pour préparer à l’avance les biberons que le père donnera au nourrisson.

Montrez-vous très rigoureuse quant à l’hygiène de votre matériel. Pensez à réaliser un nettoyage systématique et à la stérilisation à l’eau chaude. Par ailleurs, les fabricants ont conçu de nombreux autres accessoires (tels que les protège-mamelons, les coussinets ou les soins hydratants) afin de vous aider dans cette tâche. Ne négligez pas leur utilité !

Quelles positions adopter pour allaiter ?

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Une bonne nuit de sommeil assure une plus grande réserve de lait. Par conséquent, nous vous conseillons d’allaiter votre tout-petit au réveil. Ensuite, vous pouvez en profiter pour tirer votre lait. En suivant ce rituel, vous permettrez à bébé de trouver son rythme et surtout vous favoriserez la lactation.

Une fois bébé et vous installés dans un endroit confortable et chaleureux – où vous ne risquez pas d’être dérangés – vous pouvez opter pour l’une des postures ci-dessus. La règle est que la position adoptée doit permettre au nourrisson d’ouvrir facilement la bouche et d’attraper le sein de la maman. Il doit ensuite être en mesure de téter régulièrement. Si jamais, vous sentez qu’il est mal à l’aise, arrêtez-vous et changez de position. Pour résoudre ce problème, de nombreuses mamans ont recours au coussin d’allaitement.

Les problèmes liés à l’allaitement

Donner le sein n’est pas si simple ! Produire du lait maternel peut être éreintant, car  cela mobilise 25% de votre énergie corporelle. Il est donc tout à fait normal que vous vous sentiez épuisée.

Par ailleurs, on recense d’autres complications liées à l’allaitement comme les douleurs, les abcès ou les crevasses. Couplé au stress et à la fatigue cela peut influer sur la qualité de l’allaitement. Il vaut mieux donc dans ce cas-ci, ne pas se forcer à donner le sein.

En cas de douleurs ou signes de complication, pensez à consulter le plus rapidement possible des consultantes en lactation pour vous aider et vous accompagner lors le de l’allaitement.

L’allaitement au travail : quels sont mes droits ?

En France, la législation est définie afin de favoriser l’allaitement. Que vous travailliez dans le secteur public ou privé, vous disposez de droits. Bien que le congé d’allaitement n’existe plus, vous avez le droit à une heure de pause pour allaiter durant vos heures de travail jusqu’au premier anniversaire de votre bambin. De plus, un local au sein de l’entreprise peut être mis à votre disposition ; au-delà de 100 femmes, la pièce d’allaitement est obligatoire. Cependant, sachez que votre employeur n’est obligé pas de vous rémunérer les heures que vous dédiez à donner le sein.

Le sevrage

Il n’existe aucune règle concernant le sevrage. Seulement, il faut l’envisager dès le dernier mois de congé maternité. Par ailleurs, si le premier biberon représente une source d’angoisse pour la maman, n’hésitez pas à passer le relais au papa qui sera ravi de vivre cette expérience.

Avant toute chose, consultez bien évidemment l’avis du pédiatre quant au choix du lait. Cette transition doit être progressive : notre conseil est de supprimer une tétée à la fois afin d’habituer le nourrisson. Laisser passer une semaine entre chaque tétée supprimée pour assurer le bon déroulement du sevrage. Une fois encore, votre médecin vous aidera à planifier cette nouvelle étape.

Date de publication : 11 août 2015