Au beau milieu de la nuit, vous avez été réveillée par les cris stridents de votre enfant. En arrivant dans sa chambre, vous avez constaté son comportement étrange. Vous avez probablement conclu à un mauvais rêve ou un cauchemar, pourtant il peut s’agir de terreurs nocturnes.terreurs-nocturnes

Que sont les terreurs nocturnes ?

Les terreurs nocturnes, aussi qualifiées d’éveil confusionnel, surviennent généralement 1H30 après avoir couché votre enfant. Durant cette phase, votre tout-petit pleure, a les yeux ouverts et se montre très agité. Fort heureusement, celui-ci aura probablement tout oublié à son réveil.

Quelles sont les causes des terreurs nocturnes ?

Parents, rassurez-vous : seuls 3 % des enfants connaissent ce genre de trouble, et ce sont majoritairement les garçons. Habituellement, les tout-petits qui sont concernés vivent des bouleversements dans leur quotidien (déménagement, divorce, décès d’un proche…) qui les affectent ou les rendent anxieux. Dans d’autres cas, l’explication est plus banale : c’est tout simplement parce que leur rythme de sommeil a été changé, qu’ils sont perturbés.

Par ailleurs, les études ont démontré une certaine forme d’hérédité. En effet, l’éveil confusionnel serait plus fréquent dans les familles où un des parents – ou grands-parents – a aussi vécu des terreurs nocturnes. En grandissant, ce phénomène peut se transformer en somnambulisme. Toutefois, il a plutôt tendance à se résorber lorsque l’enfant atteint l’adolescence.

Comment éviter les terreurs nocturnes ?

Afin d’aider votre tout-petit à faire face aux terreurs nocturnes, nous vous recommandons de le laisser dormir plus longtemps le matin ou durant ses siestes l’après-midi. Par ailleurs, il est important d’éviter les activités qui requièrent beaucoup d’énergie comme le sport, ou celles qui sollicitent trop l’imagination juste avant le coucher.

Au contraire, nous estimons qu’il est important de privilégier les moments calmes comme un bain, des comptines, une histoire et de gros câlins.

Comment réagir en cas de terreurs nocturnes ?

Lorsque votre tout-petit est confronté à ce type de crises, nous vous conseillons de ne pas tenter de le réveiller. Naturellement, vous pouvez multiplier les attentions, en lui parlant calmement afin de le rassurer, ou bien en lui fredonnant sa berceuse favorite. Attendez ensuite qu’il se calme de lui-même et veillez à ce qu’il ne se blesse pas.

Si les crises ne cessent pas, voire si elles se multiplient, nous vous suggérons de consulter un pédiatre qui pourra vous proposer un enregistrement polysomnographique. Cet examen réalisé à l’hôpital a pour objectif d’analyser la qualité du sommeil et de trouver le traitement adéquat.

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